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 Dessin

Lundi 17h - 19h

Technique du Dessin pour tous

Raccourcis ... perspectives ... lignes de fuite .... ombres ... lumières ...
vous posent des colles ???


Un petit coup de pouce serait le bien venu !!!

ALAIN GUILLOT se propose de vous aider dans votre démarche pour mener à bien votre œuvre:le lundi de 17 h à 19 h que vous soyez peintres, sculpteurs ou dessinateurs, que vous participiez ou non à son atelier (nu académique) vous êtes les bienvenus assurés de trouver le bon conseil.

   

SUJETS COURS DE DESSIN

Approche générale Analyse, synthèse, segmentation. Démarrage, cadrage Observer, mesurer Personnalisation, libération, affinage.

La perspective : Les bases (expériences, ligne d’horizon, ligne de terre, points de fuite) Applications : le carré, le cercle, l’angle, les espacements, la mesure de la profondeur. Perspective verticale. Le rendu de la profondeur.

L’anatomie humaine : Proportions (différences homme-femme, âges), points clés, construction. Le squelette Les muscles Station verticale, équilibre Les "pièces rapportées" Le bassin Le thorax Les torsions Personnage habillé Les erreurs classiques Les animaux

La main, le pied, le visage : Une échelle propre, l’adaptation à l’ensemble du dessin.

Le raccourci : Piège è les méthodes pour s’en sortir.

Ombres et lumières : Ombres portée, propre, nette, progressive, relative.

Drapé : Points d’appui, ombres

Le portrait : cou, tête, visage : Echelle, proportions, points clés, construction, psychologie. 1 - Visage standard : profil, face anatomie générale, détails, mobilité. 2 - Portrait : singularités (psychologie, exagération, personnalisation).

Les illusions sensorielles : Expériences, raccourcis, repères, proportions, relativité des observations, etc.

Natures mortes et paysages : Plans, perspective, éclairage, compensation de l’absence de couleur. Végétation, maisons, bateaux.

On essayera de couvrir rapidement l’ensemble des sujets dans ses grandes lignes. Par la suite, on reviendra sur chacun d’eux pour les compléter, débattre et répondre aux questions générées par les premières mises en application.

   

Le DESSIN, ou la nécessité du B-A, BA ! Lire l’article...

Vous savez lire, écrire, comprendre et vous faire comprendre. C’est parce que vous avez appris, tout au début, l’alphabet, un minimum d’orthographe et les principales règles de grammaire. Maintenant c’est un réflexe auquel vous ne pensez plus ! Vous savez mener vos affaires, décider, convaincre. Sans savoir compter, vous seriez perdu. Heureusement, vous avez appris (parfois avec plus ou moins d’enthousiasme et de succès) les nombres et leur utilisation. De la même façon, l’exercice de toute activité humaine quelle qu’elle soit (même la moins cartésienne) exige une base de départ, à savoir l’assimilation de règles, de conseils, d’observations, d’expérience acquise par d’autres en la matière. Les compétences propres, capables de générer une œuvre personnelle, ne se manifestent qu’après ; elles ne s’affranchissent qu’exceptionnellement de cette première étape. Les arts plastiques ne font pas exception.

Or, on dit qu’à de très rares exceptions près, les grands artistes (pas seulement les plasticiens), sont avant tout de grands dessinateurs. Pourquoi ? Probablement parce que le dessin constitue cet apprentissage initial, le plus basique mais aussi le plus indispensable (couleur mise à part) pour étudier et concrétiser au plus près ce que l’on envisage de créer. Peut-on imaginer en effet Michel-Ange, créant son "David", entamer son énorme bloc de marbre brut, sans avoir préalablement tracé, avec ou sans modèle, de multiples esquisses de plus en plus proches de ce qu’il avait en tête ?

Aujourd’hui, la mode tend souvent à faire du dessin une fin en soi. Est-ce sa facilité de mise en œuvre, la légèreté et la pureté que lui donne l’absence de couleur, le culte du trait, la sensation d’inachevé permettant le rêve, un prix de revient généralement plus accessible, … ? Peut-être un peu de tout cela. Autre raison possible : il est admis de nos jours que la couleur seule, sans dessin, puisse être considérée (souvent et à juste titre) comme œuvre achevée à condition que certaines règles (concrètes ou intuitives, partagées ou non, mais toujours cohérentes) soient respectées. Il parait alors naturel que, parallèlement, le dessin à lui seul soit considéré de la même manière si certaines règles sont également respectées. Le succès de la "Semaine du Dessin" à Paris au mois de mars (2006) (point central : Ingres, au Musée du Louvre, qui se poursuit jusqu’en mai) en est une illustration. Il faut y ajouter une raison qui pourrait attirer les foudres de quelques "branchés, provocateurs éclairés d’avant-garde", mais qui est soutenue par une large part de l’opinion au goût qualifié de "sain", bien que moins "éclairé" : Compte tenu des trop nombreuses déviances de l’Art Contemporain, la première question (pas nécessairement la principale, ni la seule) à se poser pour déterminer si une œuvre, qu’on ne sait pas juger faute de la comprendre d’emblée, est digne d’intérêt ou s’il elle est "n’importe quoi", est celle de savoir si son auteur maîtrise le dessin. Autrement dit, s’agit-il du travail d’un vrai artiste qui a fait ses classes, qui évolue et cherche des voies nouvelles, ou est-ce le bricolage d’un impatient, le plus souvent sans talent, qui cherche à brûler les étapes en exploitant (trop souvent avec succès) la crédulité du public ?

Alain GUILLOT Avril 2006, pour "La Palette"

   

   


 
 
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